Somnio Creo Sum
Faites de votre histoire un livre.
Raconter une vie, c’est lui donner un souffle d’éternité
Chaque vie est un chemin unique.
Les souvenirs, les choix, les silences, les rencontres, les forces,
les amours, les chagrins, les combats…
Écrire une biographie, c’est offrir à ce chemin une voix.
C’est transmettre, comprendre, apaiser, et souvent guérir.
C’est célébrer sa vie.
C’est offrir un cadeau inestimable aux générations futures.
Avec Somnio Creo Sum, vos histoires deviennent des livres.
Votre mémoire est éternelle.
Bienvenue.
Jeanne Galas
Fondatrice de Somnio Creo Sum
Les formules
FORMULE SOMNIO
L’essentiel de votre histoire, sobre et fidèle.
Jusqu’à 120 pages
6 heures d’entretiens
45 à 65 heures de travail
Transcription complète incluse (PDF+Audio)
2 allers-retours relecture / correction
Votre biographie au format PDF
À partir de 2 500 €
Options possibles :
Heure d’entretien supplémentaire à la demande du client + 350€/heure
+10 pages = 200€
Impression du livre : sur devis.
FORMULE SUM
L’ouvrage de transmission
Jusqu’à 300 pages
14 heures d’entretiens
110 à 150 heures de travail
Transcription complète incluse (PDF+Audio)
6 allers-retours relecture / correction
Votre biographie au format PDF
À partir de 5 500 €
Options possibles :
Heure d’entretien supplémentaire à la demande du client + 350€/heure
+10 pages = 200€
Impression du livre : sur devis.
FORMULE CREO
Un récit complet, riche et harmonieux.
Jusqu’à 200 pages
10 heures d’entretiens
70 à 100 heures de travail
Transcription complète incluse (PDF+Audio)
4 allers-retours relecture / correction
Votre biographie au format PDF
À partir de 3 500 €
Options possibles :
Heure d’entretien supplémentaire à la demande du client + 350€/heure
+10 pages = 200€
Impression du livre : sur devis.
De votre vie au récit
Comment se déroule l’écriture de votre biographie ?
-
Nous fixons plusieurs rendez-vous de 1h30.
Comptez entre 6 et 18 heures selon la formule choisie.
Les rendez-vous peuvent se faire en présentiel (chez vous ou dans un café), à distance (téléphone ou visio).
Tous les entretiens sont enregistrés, vous pouvez récupérer les enregistrements à la fin du processus.
Vous parlez, je vous écoute sans jugement. Je vous guide avec bienveillance.
-
Viens maintenant l’heure de la retranscription, c’est une étape minutieuse. Il faut compter environ 3 à 4h par heure d’entretien. Tout sera retranscrit : les hésitations, les silences, une émotion qui surgit…
Vous recevez ensuite un PDF complet retraçant l’ensemble de nos échanges, une archive précieuse de votre histoire.
-
Nous arrivons à l’étape de l’écriture.
À partir de vos mots, j’écris votre histoire en veillant à conserver votre voix, vos émotions, votre rythme.
Mon rôle est de transformer vos souvenirs en un récit agréable à lire, tout en respectant l’essence de votre parcours.
Lorsqu’un chapitre est terminé, je vous le soumets et une première correction peut avoir lieu.
-
Nous sommes à l’étape de la relecture et des ajustements.
Vous recevez une première version, que vous relisez à votre rythme. Vous me confiez vos remarques, vos ajustements. Cela me permet de corriger, de préciser certains passages.
Votre biographie prend alors peu à peu sa forme définitive.
-
Place à la mise en forme.
Le texte est structuré, la mise en page est organisée de manière lisible et fluide.
Une fois la mise en page validée, nous pouvons passer à la dernière étape.
-
Vous avez validé la mise en page et nous sommes à la dernière étape de notre parcours d’écriture.
Je vous envoie un PDF, prêt à être imprimé par vos soins. Vous pouvez également le partager ainsi avec vos proches.
Ou
Si vous avez choisi l’option “Impression de ma biographie”, je m’en charge avec mon imprimeur. Bien évidemment vous validez avant l’impression. Ce sera également le moment de transmettre les photos si vous en avez.
Parlez-moi de votre projet
Votre histoire mérite d’être transmise avec sensibilité, fidélité et élégance.
Je vous propose un accompagnement complet pour écrire votre biographie, en respectant votre voix, votre rythme et ce qui fait la singularité de votre histoire.
À propos
Recevoir vos récits, écrire des mots qui restent
Je suis Jeanne Galas, et c’est un honneur pour moi de recueillir vos histoires pour les transformer en un texte fidèle et sensible.
Mon parcours est éclectique, tissé de plusieurs vies.
Chacune m’a appris d'une manière différente l' écoute et la compréhension humaine.
Ma première vie : le théâtre
Là où tout a commencé.
Ma première vie a commencé au théâtre, à quinze ans. C’est là où j’ai appris la créativité, la précision, la présence et l’écoute. J’ai aimé jouer, être sur scène, dire des textes…
Mais j’ai surtout aimé écrire.
Écrire une pièce de théâtre est un moment suspendu : on est seul, porté par son imaginaire, sans bruit, sans réplique, sans public. Juste la vérité d’un texte qui naît. C’est là que j’ai compris que les mots pouvaient porter une vie, une émotion, un monde.
Ma deuxième vie : le shiatsu
Ma deuxième vie s’est ouverte avec le shiatsu. Pendant une quinzaine d’années, j’y ai découvert une écoute différente : plus profonde, plus intuitive. J’y ai appris l’accueil total de l’autre, le respect des limites, les siennes, les miennes, et l’absence de jugement. La pratique du shiatsu m’a transmis l’essentiel : comprendre l’autre sans qu’il ne parle. Cette capacité est devenue une force centrale dans mon métier de biographe.
Ma troisième vie : la Bretagne
Paris ne nous convient plus alors nous décidons, avec mon mari, de déménager aux portes de la mythique forêt de Brocéliande. Ce départ a tout changé. Il a été une renaissance, un retour à soi, une conscience renouvelée du corps, de l’esprit, de la nature et des autres. Ici, l’écriture a cessé d’être une possibilité pour devenir une nécessité. Ici, l’écriture est devenue un élément central de mon équilibre.
Aujourd’hui, j’accompagne celles et ceux qui souhaitent donner un sens, transmettre leur histoire. Les histoires familiales sont souvent complexes : non-dits, silences, blessures, héritages mal compris… parfois des drames. Écrire une biographie, c’est offrir un espace où ces choses peuvent enfin se dire, se comprendre, se transmettre et parfois, se guérir.
Ma conviction
Je crois profondément qu’une biographie est un cadeau inestimable : un cadeau qui traverse les générations, un cadeau qui relie, apaise, explique. Un cadeau qui dit : “Voilà qui je suis. Voilà d’où nous venons.” Et qui murmure : “Peut-être vous comprendrez-vous mieux ainsi.”
FAQ
-
Bien-sûr !
Et c’est même un très beau cadeau.
-
Absolument.
Tous nos échanges sont strictement confidentiels. Rien ne sera partagé sans votre accord.
-
Le paiement se fait par virement et en trois étapes simples :
30% à la signature du contrat.
40 % à la remise de la retranscription (document PDF).
30 % à la livraison finale du manuscrit.
-
Si vous avez envie de transmettre votre histoire, de laisser une trace, de donner du sens à ce qui a été vécu, de partager un héritage émotionnel ou même d’apaiser des blessures alors oui !
Nous pouvons en discuter ensemble lors d’un premier échange sans engagement.
-
Il n’y a pas d’âge minimum pour écrire sa biographie. On peut raconter sa vie à 25 ans, 40 ans, 70 ans ou 95 ans.
L’essentiel n’est pas l’âge, mais le moment où l’on sait que quelque chose mérite d’être dit.
-
Absolument pas.
Une biographie n’est pas un livre de célébrité. C’est un livre de vérité.
Extraits…
J'ai quatre ans. C'est bientôt Noël. Avec maman, on a fait la crèche, mais pas le sapin. “ Un sapin, c'est vivant. T'aimerais qu'on te coupe les jambes et qu'on te mette des guirlandes dessus ?”, m'a demandé maman. Alors on a mis des guirlandes sur les plantes dans le salon et on a aussi accroché des anges. C'était joli. Et maman est repartie se coucher à cause de sa maladie. J'étais assise sur le canapé et je jouais avec mes doigts. Et comme j'en avais assez de jouer avec mes doigts, je suis allée près de la crèche et j'ai joué avec. Il n'y avait pas encore le petit Jésus. Il n'était pas encore né. Et puis je ne sais pas pourquoi, j'ai ouvert la fenêtre pour voir si papa rentrait. Il n'était pas là comme d'habitude. Il ne rentre plus à la maison. Il dort chez la voisine maintenant. Alors j'ai pris un mouton et je l'ai jeté par la fenêtre. Comme c'était rigolo, j'ai continué avec le bœuf, puis l'âne, et un autre mouton et aussi un petit bonhomme. Il paraît que c'est un “rouamage”. Je ne sais pas ce que c'est un “rouamage”. Et ça a énervé maman quand je lui ai posé la question. Alors lui aussi je l'ai jeté. Et au moment où j'ai jeté la Vierge par la fenêtre, maman est arrivée. “Tu as jeté la Vierge par la fenêtre ?” Elle a crié. “Tu as jeté la Vierge par la fenêtre ?” Elle a encore crié. Je n'ai pas osé répondre. “Puisque c'est comme ça, moi aussi je vais passer par la fenêtre. Tu veux que je passe par la fenêtre comme la Vierge ?” “Non, non maman.” Je pleurais. Elle m'a poussée et elle a mis une jambe par-dessus la balustrade. “Arrête maman, arrête. Je ne recommencerai plus, c'était pour jouer.” “Tu as de drôles de jeux.” “Je ne recommencerai plus, juré.” “Jeu de main, jeu de vilain. Qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu pour mériter une fille pareille ? Il faut bien aller la chercher la Vierge. Elle ne va pas passer toute la nuit dehors sur l'herbe.” “Oui, mais pas par la fenêtre. On passe par l'escalier.” “ Elle est passée par l'escalier la Vierge ?” Maman a encore crié longtemps. Et elle a encore dit que j'étais méchante et que j'avais le diable en moi. Elle est allée chercher la Vierge en passant par l'escalier et quand elle est revenue, la Vierge avait un bras cassé. “Je n'ai pas retrouvé son bras. Tu sais Dieu te voit et là il ne t'aime plus du tout, tout comme papa.”
Toutes les journées vont être les mêmes. Notre mère va se réveiller tard. Elle va prendre un cappuccino soluble dans un bol jaune marron foncé transparent. Les bols les plus dégueulasses de la Terre. Une fois qu’elle aura fini son cappuccino, elle se mettra en maillot de bain. Un maillot de bain deux pièces. La honte ! Elle va se balader comme ça pendant un mois ! A moitié à poil ! Mais le pire est à venir. Arrivée sur la plage, elle enlève le haut ! Je ne supporte pas quand elle fait ça. Vraiment je n’aime pas, ça me met très très mal à l’aise. Mais elle s’en fout. Elle a une seule préoccupation : il faut l’enduire de graisse à traire “Soleil des îles” et c'est à moi que cette tâche incombe. Depuis toujours. C’est mon rôle. Une sorte de malédiction. La graisse à traire, c’est dégueulasse. Ça colle aux doigts, ça pue le monoï. C’est très très gras comme de l’huile de friture et ça a exactement la même fonction. Ma mère va frire. Ça glisse sur sa peau, entre mes doigts. Il faut lui en mettre bien partout, la nuque, les épaules, le dos, et bien à l’arrière des cuisses. Une fois qu’elle est enduite de cette chose immonde, elle s’allonge sur sa serviette. Il ne faut surtout pas bouger à côté d’elle. Sinon, on lui envoie des grains de sable et ça se colle sur sa peau. Elle a peur d’avoir les traces des grains de sable comme bronzage. “ Ne marchez pas près de moi, ça envoie du sable. Allez oust allez jouer plus loin !” On ne se fait pas prier. En tout cas, je ne me fais pas prier. Je file le plus loin possible. Elle se retourne au bout de quelques heures et elle recommence. Elle se met cette fois-ci elle-même la graisse à traire sur la face avant. Elle se rallonge pendant quelques heures et à la fin de la première journée, roulement de tambour : brûlure au deuxième degré, cloques et Biafine : ça y est les vacances peuvent commencer.
J'ai paniqué, j'ai cherché le regard de mes grands-parents. J'avais besoin d'eux, de leur bienveillance, de leur amour inconditionnel. Je suis la douzième à passer en partant de la gauche et la quatrième en partant de la droite. C'est Gabrielle qui a ouvert le bal. J’étais donc la douzième. Les textes sont courts, ça va très vite. Plus que sept personnes devant moi. Le trac monte. Je me suis bien préparée pourtant, je connais mon texte par cœur. Je l'ai déjà récité des milliers de fois devant mon miroir. Je m'accroche au regard de mes grands-parents. Toute ma famille est là sauf ma mère. Ma mère ne croit pas en toutes ces “bondieuseries.” “De toute manière, Dieu, ça fait bien longtemps qu'il m'a abandonnée.” Qu'est-ce que ça peut m'énerver quand elle dit des bêtises pareilles ! Dieu n'abandonne personne, tout le monde le sait. Mais je ne voulais pas y penser aujourd'hui, tout était parfait. Je devais accomplir mon destin.
Plus que six personnes avant moi. J'ai déjà pardonné à ma mère son absence et je m'en félicite. Mais attention, pas d'orgueil, c'est un péché. Je me sens déjà un peu mieux.
Plus que cinq personnes devant moi. Il y a un peu d'agitation au fond de l'église. Quelqu'un frappe ou plutôt tambourine à la grande porte. La cérémonie continue.
Plus que quatre personnes. Ça tambourine de plus belle. Le père Thyrion parle plus fort et nous fait signe de faire de même.
Plus que trois personnes. Un enfant de cœur murmure quelques mots à l'oreille du Père. Il hoche la tête, fait un signe de la main et les deux énormes portes de l'église s'ouvrent très lentement, très très lentement, en grinçant. La cérémonie est suspendue. L'Assemblée est suspendue. Je suis suspendue.
Plus que deux personnes. Apparaît alors ma mère, déguisée en indienne. Elle remonte fièrement l'allée centrale, telle une jeune vierge sur le point de prêter serment devant le Tout-Puissant. Elle a deux longues tresses avec des plumes, des traits rouges et verts sur les joues, un trait jaune sur le front et une mini-robe à franges. Elle rejoint le reste du clan familial.
Plus qu'une personne. Autour de l'autel, tout le monde se demande qui est cette femme. La question arrive à mes oreilles. Je réponds en bafouillant : “Je ne sais pas, moi, je ne la connais pas.”
Je ne la connais pas. Je ne la connais pas. Je ne la connais pas… Ces mots résonnent dans ma poitrine, dans ma gorge. Comment ai-je pu dire cela ? Le couperet tombe. Je suis folle de rage. Je ne suis pas digne de l'amour de Dieu. Comme Pierre, j'ai renié. J'ai le souffle court. Je peux à peine respirer. C'est à mon tour de confirmer ma foi. Je récite mes quelques mots sans grande conviction, les larmes aux yeux. Elle ne respectera donc jamais rien.